Hier on a bu du champagne plus que de raison, tous les deux, juste comme ça sans autre motif que celui de fêter notre vie ensemble, nos rires et nos complicités. Lorsque les bulles sont montées à nos têtes nous nous sommes mis à rire pour rien comme cela et nous avons rêvé de séjours inutiles dans des palaces artificiels des émirats ou au milieu des stucs de vieux palazzios romains dont nous nous extirperions juste pour aller battre le pavé de ruelles humides de la vieille ville à la recherche d'un trait de lumière traversant des rideaux rouges en velours d'une trattoria d'où s'échapperaient les notes d'un air rebattu de bel canto. Un peu lieu commun comme pensées mais l'alcool même de très grande qualité, comme ce Roederer Brut Premier qui m'avait été offert pour la naissance de Léon, reste un guide un peu rustre qui emmène vos pensées vers la facilité.
Elle évoquait des enivrements passés au champagne mais solitaires, d'une solitude tragique car plus ou moins dissimulée pour ne pas avouer à son mari sa faiblesse, son échec, son abandon. Nous achevions cette escapade par un roboratif replâtrage à base de junk food grasse collectée expressément au fast food du coin...Difficile de rester classe tout le temps !
jeudi 11 décembre 2008
mardi 9 décembre 2008
Living theater
J'ai joué ma première scène de théâtre dans une sorte d'euphorie synchrone avec mon premier trac de scène. J'en aurai d'autres, je le souhaite, le désire. Je prends conscience, à 38 ans il serait temps, du pouvoir de ma voix, sous exploitée hélas jusqu'alors et dans la vie que je me suis donnée. Pouvoir de séduction peut être mais ce n'est pas là l'important, non. Pouvoir d'incarner mon être, pouvoir de le faire exister tant à mes yeux qu'à ceux des autres. Le plus important, le premier surement. J'aime que ma voix sorte avec force, s'extrait, s'expulse, s'évacue de moi. J'aime sa projection à l'autre bout de la pièce. Ce soir j'ai dit, récité les mots d "Un dur, un vrai, un tatoué" avec l'aplomb d'un géant, d'un titan, d'une statue monumentale, du commandeur ordonnant à Don Juan de se propulser dans le gouffre. Quelle liberté ! Quelle libération ! Quelle exultation !
Je devrais chanter ? Je devrais déclamer ? Je devrais donner ma voix à d'autres ? Que sais-je ? Je deviens libre et c'est si grisant qu'il me semble que je flotte dans les airs, les nuées.
Ah que n'ai-je vécu cela plus jeune, plus tôt, plus vite !
Je devrais chanter ? Je devrais déclamer ? Je devrais donner ma voix à d'autres ? Que sais-je ? Je deviens libre et c'est si grisant qu'il me semble que je flotte dans les airs, les nuées.
Ah que n'ai-je vécu cela plus jeune, plus tôt, plus vite !
jeudi 17 juillet 2008
Playlist old school techno
Biofeedback
Mission Venice
Vodka
Crying in your face
Mimas
Rave new world
Phylps trax
Innersanctum
Sinister
Juste comme cela comme un pense bête pour ne pas oublier ce que j'aime, ce que je suis...
Mission Venice
Vodka
Crying in your face
Mimas
Rave new world
Phylps trax
Innersanctum
Sinister
Juste comme cela comme un pense bête pour ne pas oublier ce que j'aime, ce que je suis...
mardi 15 juillet 2008
Orphans
Que dit Beck de la culpabilité moderne ?
Je ne le sais pas et ne chercherai probablement pas à le savoir. J'essaierai de me contenter d'écouter les riffs de guitares à la Cure un peu saccadés, un peu attristés, un peu absents, un peu nonchalants.
Les vacances de l'âme approchent. Je n'ose les voir arriver avec joie. Je me sens dépassé par mes obligations. Ma culpabilité moderne, de bourgeois moyen, inachevé, hésitant, peu participatif. Je suis du genre à être partout et nulle part : sur facebook, sur myspace, où encore ?
L'engagement, quel engagement ? Rire de tout, se gausser de tout.
Pas seulement, il y a la reconnaissance, la vie, l'amour de ceux que j'aime, mon amour, mes amours. Du haut de Slemish, cette émotion qui me gagne à la vue du petit écureuil puis d'entendre la voie fatiguée de ma maman qui me serre le cœur, la vue à 360° de l'Irlande balayée par les vents atlantiques, l'amitié virile qui se vit ponctuée de private jokes récurrentes.
J'ai tort de ne pas rester moi-même mais c'est peut être que je ne sais pas vraiment qui je suis...
Je ne le sais pas et ne chercherai probablement pas à le savoir. J'essaierai de me contenter d'écouter les riffs de guitares à la Cure un peu saccadés, un peu attristés, un peu absents, un peu nonchalants.
Les vacances de l'âme approchent. Je n'ose les voir arriver avec joie. Je me sens dépassé par mes obligations. Ma culpabilité moderne, de bourgeois moyen, inachevé, hésitant, peu participatif. Je suis du genre à être partout et nulle part : sur facebook, sur myspace, où encore ?
L'engagement, quel engagement ? Rire de tout, se gausser de tout.
Pas seulement, il y a la reconnaissance, la vie, l'amour de ceux que j'aime, mon amour, mes amours. Du haut de Slemish, cette émotion qui me gagne à la vue du petit écureuil puis d'entendre la voie fatiguée de ma maman qui me serre le cœur, la vue à 360° de l'Irlande balayée par les vents atlantiques, l'amitié virile qui se vit ponctuée de private jokes récurrentes.
J'ai tort de ne pas rester moi-même mais c'est peut être que je ne sais pas vraiment qui je suis...
samedi 29 mars 2008
Warm leatherette
See the breaking glass
In the underpass
See the breaking glass
In the underpass
Warm leatherette
Hear the crushing steel
Feel the steering wheel
Hear the crushing steel
Feel the steering wheel
Warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Melts on your burning flesh
You can see your reflection
In the luminescent dash
Warm leatherette
A tear of petrol
Is in your eye
The hand brake
Penetrates your thigh
Quick -- Let's make love
Before you die
On warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Join the car crash set
In the underpass
See the breaking glass
In the underpass
Warm leatherette
Hear the crushing steel
Feel the steering wheel
Hear the crushing steel
Feel the steering wheel
Warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Melts on your burning flesh
You can see your reflection
In the luminescent dash
Warm leatherette
A tear of petrol
Is in your eye
The hand brake
Penetrates your thigh
Quick -- Let's make love
Before you die
On warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Warm leatherette
Join the car crash set
mardi 25 mars 2008
Ce qui advint rue des taillandiers un soir d'été...

..ne serait pas pour te déplaire toi, la femme déçue, la femme déchue, la femme outragée, la femme brisée, la femme martyrisée mais la femme libérée qui peut-être me lis.
Mais venons en au fait d'autant qu'il ne manque pas de ...mordant. Tu saisiras sous peu chère lectrice, l'à propos de ce dernier substantif.
Un soir d'été disais-je, alors que la lune déversait sa lumière blanchâtre et crémeuse sur les ruelles mal fâmées du quartier noctambule de la Bastille, un couple sortit titubant bras dessus mains dessous d'un de ces estaminets peu recommandables aux âmes bien nées et aux jeunes qui se promettent quelque avenir dans l'audiovisuel public ou à la Chambre.
S'éloignant des disques de lumière formés par les réverbères couverts de l'urine jetée là par des canidés mal élevés, nos deux tourtereaux freinèrent leur course vers les prairies oniriques du désir pour procéder à ce qu'il est de bon ton, et dans un souci de clarté de propos convenu, de désigner par un gros roulage de patin.
Que nenni ! Tu fais fausse route, chère lectrice, ce n'est pas à cette pratique romantique que vont s'adonner nos amants diaboliques. Las, tu le sais toi même mieux que quiconque, le mâle par ces temps de vulgarité et d'indigence portées haut parmi les valeurs de la République, le mâle dis-je n'a guère le goût des choses tendres et des passions dévouées. Non, de nos jours l'homme veut des sensations fortes et entend le faire comprendre sans détour.
C'est ce qui advint dans l'affaire qui nous occupe. Il faut hélas que ce soit dit malgré l'horreur que je peux lire maintenant sur ton visage car je le sais d'ores et déjà tu as compris vers quelle odieuse issue mon récit nous mène inexorablement.
Donc, l'homme força sa belle à se baisser jusqu'à ce que sa bouche soit précisément à la hauteur de cet attribut de couture qui porte le nom regrettablement ridicule de "braguette". D'un geste rapide, il tira sur la glissière et brandit, ô répugnant geste, son goupillon. Forçant les lèvres closes de dégoût, il fit pénétrer avec la pire des violences ce repoussant appendice dans la bouche si innocente de sa mie.
Mais voilà, l'issue n'est pas celle-là, chère lectrice, puisque d'un seul mouvement d'un seul de ses mâchoires vengeresses, notre valeureuse walkyrie, mordit ce qu'elle sentit sous ses dents avec une telle force qu'elle parvint à séparer de cette chose un conséquent morceau de chair.
In cauda venenum.
Notre victime ne fut donc pas celle qu'on crut. Et le sieur amputé d'un bout de soi qui l'enorgueillissait encore il y a à peine quelques minutes, poussa un de ces hurlements dont seules les bêtes féroces blessées à mort au fond des forêts transylvaniennes avaient l'apanage.
Ce fait divers, chère lectrice, constitue le prétexte à ce délicieux ouvrage de pastiches fort brillants que je ne peux que te recommander d'acquérir afin de prendre plaisir à sa lecture et, pourquoi pas, de secrètement par la pensée (uniquement !) t'assimiler à l'héroïne involontaire qui en a fourni l'idée.
C'était une "critique" de "Le degré suprême de la tendresse" par Héléna Marienské aux éditions Hélène d'Ormesson
jeudi 6 mars 2008
Airbag
Soir d'angoisse latente. Sentiment d'oppression au niveau du plexus solaire. Après les longues procédures sans intérêt de la synchronisation de l'Ipod, je peux le brancher. "Airbag" ouvre OK Computer l'album maître de Radiohead. Breakbeats, sons distordus, voix rendue méconnaissable par le time-stretching. Idéal pour un soir de déprime.
Radiohead ajoute aux crêtes des vagues à l'âme l'écume mousseuse d' espoirs furtifs.
Je laisse du coup l'album se dérouler. A Exit music for a film je m'arrête un temps. Je goutais dans ma petite voiture rouge entre Saint-Etienne et Lyon cette triste mélopée et ma liberté naissante. A quel point je me sentais libre au moment où la voix de Yorke atteignait l'acme de sa langueur humide. Imaginais-je que plus de quinze années plus tard je l'écouterai ici dans mon salon confortable de bobo parisien satisfait de fatuité confite ? Non évidemment.
Les jours ont coulé comme l'eau qu'on ne parvient pas à retenir entre ses mains.
Radiohead ajoute aux crêtes des vagues à l'âme l'écume mousseuse d' espoirs furtifs.
Je laisse du coup l'album se dérouler. A Exit music for a film je m'arrête un temps. Je goutais dans ma petite voiture rouge entre Saint-Etienne et Lyon cette triste mélopée et ma liberté naissante. A quel point je me sentais libre au moment où la voix de Yorke atteignait l'acme de sa langueur humide. Imaginais-je que plus de quinze années plus tard je l'écouterai ici dans mon salon confortable de bobo parisien satisfait de fatuité confite ? Non évidemment.
Les jours ont coulé comme l'eau qu'on ne parvient pas à retenir entre ses mains.
mardi 4 mars 2008
Peanuts dreams
de Grand National dont on n'entend d'ailleurs plus rien, ce qui est regrettable car cet album était plutôt excellent.
Je pense que c'est le premier groupe que j'ai vu en concert en revenant vivre à Paris en juin 2005. Epoque curieuse, étrange pour moi, de fin d'une longue histoire d'amour, de redécouverte de Paris avec un regard nouveau plus mature et à la fois plus vierge. Les souvenirs étaient lointains. Les choses avaient changé.
Peanut dreams je l'écoutais en boucle dans ma petite voiture noire sur les routes de Loire-Atlantique, le matin, le soir, roulant vers la mer avec Tchoui. Je pense, je ne sais pourquoi, au Mc Donald's d'Ancenis, au retour dans l'obscurité de la nuit par les routes, les lacets, les croisements, les stops, les hameaux connus et archiconnus, au fait de garer la voiture devant la maison dont la lumière de la façade nimbait le pas de la porte. Entrer dans la maison chaleureuse avec l'odeur du feu de bois qui finit de se consumer. Mettre un disque ou aller dans le bureau. Jeter un coup d'oeil à l'extérieur où la nuit est noire d'encre et d'herbe humide. Entendre les pas au dessus. Penser à ma maman qui dort peut être enfin là bas ou qui souffre. Des larmes me piquent les yeux...
C'était Peanut dreams de Grand National...
Je pense que c'est le premier groupe que j'ai vu en concert en revenant vivre à Paris en juin 2005. Epoque curieuse, étrange pour moi, de fin d'une longue histoire d'amour, de redécouverte de Paris avec un regard nouveau plus mature et à la fois plus vierge. Les souvenirs étaient lointains. Les choses avaient changé.
Peanut dreams je l'écoutais en boucle dans ma petite voiture noire sur les routes de Loire-Atlantique, le matin, le soir, roulant vers la mer avec Tchoui. Je pense, je ne sais pourquoi, au Mc Donald's d'Ancenis, au retour dans l'obscurité de la nuit par les routes, les lacets, les croisements, les stops, les hameaux connus et archiconnus, au fait de garer la voiture devant la maison dont la lumière de la façade nimbait le pas de la porte. Entrer dans la maison chaleureuse avec l'odeur du feu de bois qui finit de se consumer. Mettre un disque ou aller dans le bureau. Jeter un coup d'oeil à l'extérieur où la nuit est noire d'encre et d'herbe humide. Entendre les pas au dessus. Penser à ma maman qui dort peut être enfin là bas ou qui souffre. Des larmes me piquent les yeux...
C'était Peanut dreams de Grand National...
lundi 3 mars 2008
Pale shelter
Je suis épuisé pourtant. Léon nous réveille toutes les deux heures chaque nuit...
Cela donne ça et encore sans le son (et sans le bonnet la nuit !)
Mais je l'aimmmmeuh plus que tout ce Lapingou minus.
Bref, ce blog n'a pas comme le précédent pour objet de parler de mon lapin mais de moi au travers notamment de musique.
Ce soir, ce sera Pale shelter de Tears for Fears parce que le hasard fait que je l'écoute en ce moment. Bien sûr cela aurait pu être Green Fuzz des Cramps ou Vodka de Mike and Rich. Qui connaît encore Vodka de Mike and Rich ? Peu sur terre assurément.
Mike Paradinas alias µziq et Richard James alias Aphex Twin avaient commis un album ensemble il y a quelques dix ou douze ans. Une électronique rigolote pas vraiment faite pour rester dans les annales mais il y avait quelques perles dans cet album ludique sous le signe de Puissance 4 le jeu.
Pale shelter de TFF j'adore. Pour moi n'a pas vieilli d'un poil car excellente mélodie comme ils savaient les bricoler les deux gaillards qui ne payaient pas de mine. Ensuite ils ont fondu un cable et se sont pris pour les Beatles.
Tiens ESG, curieux comme il y a eu une vague de come back d'Esg et cela est bien retombé maintenant. Des trucs comme CSS ou !!! ont repris le flambeau du punk funk vitaminé.
Ce morceau est un peu morne je trouve.
Vite un Hot chip et puis au lit... Ah non c'est Radioactive Man. Jouissif, me rappelle quand je mixais des trucs comme ça très énergiques, bruts. Insouciante époque pas si lointaine. Donne envie de luxure, de perte de contrôle, de bières ingurgitées jusqu'au bout de la nuit !
Mais je l'aimmmmeuh plus que tout ce Lapingou minus.
Bref, ce blog n'a pas comme le précédent pour objet de parler de mon lapin mais de moi au travers notamment de musique.
Ce soir, ce sera Pale shelter de Tears for Fears parce que le hasard fait que je l'écoute en ce moment. Bien sûr cela aurait pu être Green Fuzz des Cramps ou Vodka de Mike and Rich. Qui connaît encore Vodka de Mike and Rich ? Peu sur terre assurément.
Mike Paradinas alias µziq et Richard James alias Aphex Twin avaient commis un album ensemble il y a quelques dix ou douze ans. Une électronique rigolote pas vraiment faite pour rester dans les annales mais il y avait quelques perles dans cet album ludique sous le signe de Puissance 4 le jeu.
Pale shelter de TFF j'adore. Pour moi n'a pas vieilli d'un poil car excellente mélodie comme ils savaient les bricoler les deux gaillards qui ne payaient pas de mine. Ensuite ils ont fondu un cable et se sont pris pour les Beatles.
Tiens ESG, curieux comme il y a eu une vague de come back d'Esg et cela est bien retombé maintenant. Des trucs comme CSS ou !!! ont repris le flambeau du punk funk vitaminé.
Ce morceau est un peu morne je trouve.
Vite un Hot chip et puis au lit... Ah non c'est Radioactive Man. Jouissif, me rappelle quand je mixais des trucs comme ça très énergiques, bruts. Insouciante époque pas si lointaine. Donne envie de luxure, de perte de contrôle, de bières ingurgitées jusqu'au bout de la nuit !
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