jeudi 11 décembre 2008

Misérable miracle !

Hier on a bu du champagne plus que de raison, tous les deux, juste comme ça sans autre motif que celui de fêter notre vie ensemble, nos rires et nos complicités. Lorsque les bulles sont montées à nos têtes nous nous sommes mis à rire pour rien comme cela et nous avons rêvé de séjours inutiles dans des palaces artificiels des émirats ou au milieu des stucs de vieux palazzios romains dont nous nous extirperions juste pour aller battre le pavé de ruelles humides de la vieille ville à la recherche d'un trait de lumière traversant des rideaux rouges en velours d'une trattoria d'où s'échapperaient les notes d'un air rebattu de bel canto. Un peu lieu commun comme pensées mais l'alcool même de très grande qualité, comme ce Roederer Brut Premier qui m'avait été offert pour la naissance de Léon, reste un guide un peu rustre qui emmène vos pensées vers la facilité.
Elle évoquait des enivrements passés au champagne mais solitaires, d'une solitude tragique car plus ou moins dissimulée pour ne pas avouer à son mari sa faiblesse, son échec, son abandon. Nous achevions cette escapade par un roboratif replâtrage à base de junk food grasse collectée expressément au fast food du coin...Difficile de rester classe tout le temps !

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