de Grand National dont on n'entend d'ailleurs plus rien, ce qui est regrettable car cet album était plutôt excellent.
Je pense que c'est le premier groupe que j'ai vu en concert en revenant vivre à Paris en juin 2005. Epoque curieuse, étrange pour moi, de fin d'une longue histoire d'amour, de redécouverte de Paris avec un regard nouveau plus mature et à la fois plus vierge. Les souvenirs étaient lointains. Les choses avaient changé.
Peanut dreams je l'écoutais en boucle dans ma petite voiture noire sur les routes de Loire-Atlantique, le matin, le soir, roulant vers la mer avec Tchoui. Je pense, je ne sais pourquoi, au Mc Donald's d'Ancenis, au retour dans l'obscurité de la nuit par les routes, les lacets, les croisements, les stops, les hameaux connus et archiconnus, au fait de garer la voiture devant la maison dont la lumière de la façade nimbait le pas de la porte. Entrer dans la maison chaleureuse avec l'odeur du feu de bois qui finit de se consumer. Mettre un disque ou aller dans le bureau. Jeter un coup d'oeil à l'extérieur où la nuit est noire d'encre et d'herbe humide. Entendre les pas au dessus. Penser à ma maman qui dort peut être enfin là bas ou qui souffre. Des larmes me piquent les yeux...
C'était Peanut dreams de Grand National...
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