vendredi 13 novembre 2009

Veliberté


Incroyable comme je me suis senti libre et gorgé de joie sur mon Velib tout à l'heure en rentrant du Ministère de la Santé!
J'ai emprunté la rue de Sèvre, je me suis arrêté à la Grande Épicerie du Bon Marché j'ai acheté deux boites de Philadelphia pour faire du cheesecake, mon obsession du moment, plus de la double cream et des scones pour le thé, j'ai repris un Velib, ai poursuivi mon chemin par le Boulevard Saint-Germain, le Pont Sully, le boulevard Henri IV, la place de la Bastille, la rue de la Roquette.
Je me sentais vraiment plein de joie de retrouver ma famille, mes enfants si mignons, une joie très simple à laquelle, je me rendais compte, je n'étais guère habitué...

jeudi 12 novembre 2009

eh ah eh ayaya

c'est le refrain de la chanson que le lapingou a inventée.

lundi 2 novembre 2009

Notre petite coquillette est là...

La petite créature est enfin parmi nous. La vie est bouleversée. Moins peut être que la première fois mais d'une autre façon surtout. Le sentiment d'altérité est accrue. Une véritable famille, une communauté d'êtres vivants s'est créée tous très dépendants les uns des autres. Je n'envisage plus ma personne comme une particule évoluant dans l'espace aérien, terrien, social, métropolitain, professionnel, domestique mais comme en connection permanente avec les trois autres êtres vivants de notre ensemble. Un sentiment d'insularité aussi. Il y a nous et le monde avec lequel j'ai d'ailleurs de moins en moins de lien, de proximité, d'intérêts partagés. C'est étrange comme il me semble parler un langage différent des autres. Lorsque je déjeune par exemple avec des collègues de travail, j'ai l'impression que tout ce que je dis ou émets est incompris des autres qui, eux en revanche se comprennent. Je me sens si différent. Bientôt je n'écoute plus les conversations, je n'entend plus rien aux mots prononcés par des bouches étrangères et lointaines, je ne prête plus guère attention aux autres qui me le rendent bien. Je deviens transparent. Si je parviens à émettre quelques propos, ils ne recueillent guère plus que des grognements dubitatifs et indifférents. Vite, revenir dans mon clan, ma tannière, ma famille sanctuaire. La raison m'invite à ce que cela soit le plus temporaire possible car la rupture d'avec le monde ne peut être que payée un jour ou l'autre mais un sentiment profond me retient et semble me tirer par les jambes tel une pieuvre m'attirant dans les abysses. Pour l'instant je ne puis le combattre, je ferais donc mieux de m'en accomoder. Ensuite nous verrons si je suis seul et définitivement seul...

jeudi 22 octobre 2009

Prénom : Daphné
Âge : 15 minutes

mercredi 8 juillet 2009

Playlist du moment

- The Tornadoes "Vaquero" : une pluie de sable blanc s'abat sur mon sandwich saucisson sec-cornichons
- Daddy G, Kode 9 "Babylon" : ma voisine dans le métro éternue en faisant "Hatcha". Je suis le loup des dubsteps
- Black Flag "Nervous breakdown" : j'aime cette chanson en tee shirt
- AFX "Analord 4 Crying in your face" : c'est parce que mon amoureuse l'a toujours dans la tête et que j'aime très très fort mon amoureuse donc j'aime ce qu'aime mon amoureuse que j'aime très très fort
- Nirvana "Lithium" : le lapingou quant à lui aime beaucoup cette chanson dans sa version lullaby reprise au xylophone qui passe dans son lecteur MP3 en forme de nounours. Il le tient dans ses mains potelées pour s'endormir. C'est chouette !

samedi 16 mai 2009

mini-fille

Avant-hier, nous avons appris que nous aurons une petite fille !

mercredi 29 avril 2009

ciao manhattan !


Ce n'est pas moi qui l'ai dit, car je ne suis jamais allé à New York, mais Edie Sedgwick dont le film qui porte ce titre illustre le déclin de starlette fugace engluée dans l'huile épaisse des nuits warholiennes au point de ne plus pouvoir se mouvoir comme ces oiseaux de mer victimes de l'Amoco Cadiz.
Edie était frêle avec ses cuisses de mouches et ses yeux tristes dévoilant un vague à l'âme croissant. Durant presque toutes les scènes tournées en Californie dans l'absurde villa de sa mère excentrique où la piscine est désespérément vide à l'image de la vie de Susan/Edie, elle danse ou se prélasse les seins nus, petits et fermes, trop fermes pour être naturels, à la recherche d'une pseudo gloire passée, recherche minable qui l'a fait accepter les caresses d'un texan grossier et idiot alors qu'elle aurait pu épouser un riche cinéaste, Vadim, Paul America ou qui sait-on encore !
J'aurais, chose inimaginable, croisé Edie, lui aurais-je murmurer un seul mot et ce mot l'aurait-il sauvée ? Rien n'est moins sûr ! Son destin était probablement de détruire tout, par le feu, comme par mégarde ainsi qu'une cigarette tombée embrasa l'hôtel où elle séjournait.
The decline of western civilization...

mardi 28 avril 2009

Brûler les planches !

Tout à l'heure lors de mon cours de théâtre nous répétions une scène et j'ai eu un sentiment soudain de très grand bonheur. Je me suis dit "qu'est-ce que je suis bien là sur cette estrade à déclamer haut et fort des phrases absurdes !" Je me sentais moi-même, droit, fort et en harmonie avec l'air ambiant.
Lorsque j'ai émergé de ce moment très furtif de félicité, je me suis dit qu'il fallait vraiment que j'essaye de vivre cela plus souvent. Comment pourrait-on appeler cela ? L'ivresse des tréteaux ?

mardi 17 février 2009

Une année sur la terre

C'est une année de vie commune avec toi mon petit ange. Mon lapingou que j'aime tant. Une année fulgurante et épuisante. Une année d'amour et de tendresse. Mon lapingou tu m'as conquis.

samedi 17 janvier 2009

I've got darjeeling, i've got earl grey !

Aujourd'hui, j'étais malade. Mon corps ne cessait de me rappeler son existence. J'aurais bien aimé m'échapper dans une multitude de superficialités, m'acheter des nouvelles lunettes pour ressembler à Woody Allen, des vêtements pour recouvrer quelque élégance, des disques pour m'émouvoir de sensations sonores. Impossible ! Juste envie de rentrer pour ne plus souffrir...

Le silence de mes organes étant peu à peu revenu en début de soirée, j'ai pu regarder "Shine a light", le film de Scorsese sur les Stones. Un peu décevant, tant les vieux rockers ont perdu le sens de l'efficacité et de la simplicité. Dommage car le film est très bien tourné ce qui confère l'impression au spectateur d'être sur scène avec le groupe ou dans la salle avec les groupies. A un moment Keith donne son mediator à une fan, on dirait qu'il nous le donne.
J'aurais adoré qu'un tel film soit tourné avec les Clash par exemple. On aurait encore mieux ressenti l'énergie d'un concert de rock. Là, ce n'est qu'un gala de charité pour la fondation de Bill Clinton et tout a l'air très convenu. On s'ennuie en fait très très vite.
Mais je l'avoue, je n'ai jamais été un grand fan des Stones !

Puis, ensuite,nous sommes trop fatigués pour regarder "Vacances Romaines" avec Gregory Peck et Audrey Hepburn. Ce sera pour demain.
Je finis ma journée en demi-teinte en écoutant l'album ultra minimal de Magda "She's a dancing queen". Redoutable d'efficacité en revanche et parfois très émouvant avec juste un son bizarre qui survient d'on ne sait où ! Classman, top of the Pops !


vendredi 16 janvier 2009

All right with the moomoo's

J'ai inventé beaucoup de chansons pour Léon. A peine les ai-je chantées que je les oublie. Elles sont toutes inspirées par la joie du moment où je joue avec lui, où je m'occupe de lui, où je le contemple.

Il en est une toutefois qui est restée et qui tient en deux vers :

"All right with the moomoo's
All right with the moomoo boys!"

Cela ne veut pas dire grand chose c'est vrai. J'appelle parfois Léon mon moomoo. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Souvent je parle au pluriel, je ne sais pas pourquoi. Les lapins, les trésors, les lapingous, etc.
Donc la chanson veut simplement servir à calmer Léon qui s'énerve un peu pour un rien, ou à lui dire à quel point il doit être bien...
J'espère qu'il s'en souviendra plus tard pour qu'elle entre dans notre mythologie commune, nos connivences, nos secrets !