
Ce n'est pas moi qui l'ai dit, car je ne suis jamais allé à New York, mais Edie Sedgwick dont le film qui porte ce titre illustre le déclin de starlette fugace engluée dans l'huile épaisse des nuits warholiennes au point de ne plus pouvoir se mouvoir comme ces oiseaux de mer victimes de l'Amoco Cadiz.
Edie était frêle avec ses cuisses de mouches et ses yeux tristes dévoilant un vague à l'âme croissant. Durant presque toutes les scènes tournées en Californie dans l'absurde villa de sa mère excentrique où la piscine est désespérément vide à l'image de la vie de Susan/Edie, elle danse ou se prélasse les seins nus, petits et fermes, trop fermes pour être naturels, à la recherche d'une pseudo gloire passée, recherche minable qui l'a fait accepter les caresses d'un texan grossier et idiot alors qu'elle aurait pu épouser un riche cinéaste, Vadim, Paul America ou qui sait-on encore !
J'aurais, chose inimaginable, croisé Edie, lui aurais-je murmurer un seul mot et ce mot l'aurait-il sauvée ? Rien n'est moins sûr ! Son destin était probablement de détruire tout, par le feu, comme par mégarde ainsi qu'une cigarette tombée embrasa l'hôtel où elle séjournait.
The decline of western civilization...
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